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Enseignement supérieur privé en RDC : L’Association des universités privées agréées adapte ses statuts aux nouvelles orientations du ministère de l’ESURS et trace son avenir à l’UCC

La salle de réunion portant le nom du Professeur Léonard Santedi de l’Université Catholique du Congo –UCC- a servi de cadre, le samedi 19 septembre 2026, à une importante réunion d’évaluation des activités de l’Association des universités privées agréées-AUPA. Placée sous la haute direction du professeur émérite Oscar Nsaman-O-Lutu, promoteur du réseau des universités du CEPROMAD et président de cette structure associative, cette assise a réuni les têtes pensantes et les responsables d’institutions d’enseignement supérieur du secteur privé de la République Démocratique du Congo.
L’objectif principal de cette rencontre de haut niveau consistait à passer au peigne fin les réalisations de l’année écoulée, à identifier les écueils institutionnels et pédagogiques rencontrés, à redynamiser l’offre académique privée face aux exigences de la Loi-cadre de l’Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique-ESU-, et surtout d’adapter les statuts de l’association aux nouvelles orientations et directives du Ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique.
Un choix symbolique et stratégique
Le choix de la salle de réunion Professeur Léonard Santedi de l’UCC n’ancre pas seulement la rencontre dans un haut lieu de savoir et de rigueur scientifique à Kinshasa; il symbolise également la volonté de bâtir des ponts solides entre les différentes sensibilités de l’enseignement supérieur congolais. En se réunissant au sein de cette institution de référence, l’AUPA réaffirme sa vocation d’excellence et son alignement sur les normes académiques les plus exigeantes du pays.
Cette démarche traduit une conscience aiguë de la responsabilité qui incombe aux promoteurs privés: celle d’offrir une formation de qualité, capable de rivaliser avec les grandes institutions publiques et internationales. La salle Santedi est ainsi devenue, le temps d’une journée, le laboratoire où s’est pensée la refondation managériale et structurale de l’enseignement universitaire privé congolais.
Un état des lieux sans complaisance des institutions membres
Sous la houlette du président de l’association, le professeur émérite Oscar Nsaman-O-Lutu, les participants ont entamé les travaux par une radiographie minutieuse du fonctionnement des institutions membres. L’évaluation a permis de constater les progrès remarquables réalisés dans la modernisation des infrastructures, l’amélioration des conditions d’apprentissage et l’adaptation des programmes aux réalités socio-économiques contemporaines.
Cependant, les chefs d’établissements n’ont pas occulté les défis majeurs qui freinent encore l’élan du secteur. Entre la persistance de certaines faiblesses organisationnelles, le besoin de renforcer la qualification du corps enseignant permanent et les difficultés liées au financement de la recherche scientifique, l’état des lieux s’est voulu lucide et sans concessions. Cette autocritique constructive a posé les bases indispensables pour formuler des réponses concrètes et adaptées à la reconfiguration globale du système éducatif national.
L’adaptation des statuts aux nouvelles orientations ministérielles
Le point focal et le plus crucial de cette session de travail a été sans conteste la révision en profondeur des textes organiques de l’association. Il était aussi et surtout question d’adapter les statuts de l’AUPA aux nouvelles orientations du ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique. Face aux réformes courageuses et rigoureuses portées par la tutelle ministérielle, l’AUPA ne pouvait demeurer en marge. L’harmonisation des statuts de l’association avec la vision actuelle du ministère constitue une étape juridique et stratégique obligatoire pour garantir la légitimité, la crédibilité et la conformité de chaque établissement membre.
Cette mise en conformité statutaire vise à aligner l’action collective des universités privées sur les axes prioritaires du gouvernement, notamment:
-L’assainissement global du secteur de l’enseignement supérieur.
-Le strict respect des critères de viabilité des infrastructures et des facultés.
-La mise en œuvre intégrale et correcte du système LMD (Licence-Master-Doctorat).
-Le renforcement du contrôle de la qualité de la formation et de la recherche.
En adaptant ses statuts à ces orientations, l’AUPA se positionne non plus comme une simple structure de défense des intérêts de ses membres, mais comme un partenaire technique de premier plan pour le ministère, capable de relayer efficacement les politiques publiques d’excellence académique sur toute l’étendue de la République.
Les exigences de la Loi-cadre de l’ESU et du système LMD
La redynamisation de l’offre académique privée passe nécessairement par une appropriation rigoureuse des dispositions de la Loi-cadre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire. Les participants ont longuement débattu des mécanismes d’évaluation interne à mettre en place pour s’assurer que chaque institution membre respecte les normes légales requises. Le passage généralisé au système LMD, bien qu’engagé depuis plusieurs années, nécessite encore des ajustements techniques, logistiques et pédagogiques importants.
L’AUPA a insisté sur l’urgence de basculer définitivement d’une pédagogie transmissive vers une approche par compétences, centre sur l’étudiant et l’innovation. Les membres de l’association ont partagé leurs expériences respectives sur la gestion des maquettes, la digitalisation des processus d’inscription et de suivi des notes, ainsi que sur l’évaluation continue des apprentissages. Pour l’AUPA, la conformité à la Loi-cadre n’est pas une contrainte bureaucratique, mais un puissant levier de compétitivité.
Valorisation du parcours historique de l’AUPA
Au cours des échanges, le Professeur Oscar Nsaman-O-Lutu a tenu à rappeler le riche parcours historique de l’AUPA, une structure qui a su, contre vents et marées, structurer et crédibiliser l’initiative privée dans le secteur de l’enseignement supérieur en RDC. Autrefois perçu avec méfiance, l’enseignement universitaire privé agréé est devenu aujourd’hui un pilier indispensable du système éducatif congolais, accueillant des dizaines de milliers d’étudiants et palliant le déficit de capacité d’accueil des universités étatiques.
L’association a rendu un vibrant hommage aux pionniers du secteur qui ont investi leurs ressources et leur énergie pour doter le pays d’infrastructures d’apprentissage modernes. Ce retour sur le passé a permis de mesurer le chemin parcouru, marqué par l’obtention des arrêtés d’agrément définitifs pour plusieurs établissements et par la reconnaissance progressive de la qualité des diplômes délivrés par le secteur privé sur le marché de l’emploi national et international.
Résolutions et perspectives pour une offre privée redynamisée
L’avenir de l’AUPA s’inscrit désormais sous le signe de l’excellence, de la conformité totale et de l’innovation. À l’issue de cette journée de réflexion intense à l’UCC, plusieurs résolutions phares ont été adoptées à l’unanimité pour guider les actions futures de la structure.
L’association prévoit également d’intensifier ses contacts directs avec le Ministère de tutelle pour lui présenter ses nouveaux statuts modifiés. En se projetant vers l’avenir avec des textes modernisés et une vision claire, l’Association des universités privées agréées prouve qu’elle est prête à assumer son rôle de moteur du développement intellectuel et scientifique de la nation congolaise, en formant une élite compétitive capable de répondre aux défis complexes du XXIe siècle.
LCT

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