La situation sécuritaire dans le Haut-uele préoccupe de plus en plus la Fondation Kinalegu. Face à la persistance des actes d’insécurité signalés dans plusieurs territoires de la province, son président national, Florentin Tigine, appelle les autorités nationales à prendre des mesures urgentes pour renforcer la protection des personnes et de leurs biens.
Selon cette organisation de défense des droits humains, les six territoires du Haut-uele restent confrontés à une insécurité persistante, marquée notamment par des attaques à main armée, des pertes en vies humaines et des dégâts matériels.

Pour Florentin Tigine, cette situation impose une réponse sécuritaire plus structurée, avec notamment le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité ainsi qu’une amélioration de leurs conditions de travail et de leur équipement.
Le président national de la Fondation Kinalegu soulève également la question de l’origine des armes et des munitions utilisées lors des attaques.
« Qui sont les auteurs de cette insécurité ? Où trouvent-ils les armes et munitions ? S’agit-il de militaires et policiers qui se déguisent la nuit en criminels ? », s’interroge Florentin Tigine.
Ces interrogations, qui relèvent de préoccupations exprimées par l’organisation, devraient selon elle faire l’objet d’investigations sérieuses de la part des services compétents afin d’identifier les auteurs, leurs éventuels réseaux et les circuits d’approvisionnement en armes.
Florentin Tigine invite les ministères de la Défense nationale et des Anciens Combattants ainsi que celui de l’Intérieur, en collaboration avec les services de sécurité, à renforcer leur présence et leurs dispositifs dans les différentes zones confrontées à l’insécurité.
Il préconise notamment le recyclage, la formation continue et la remise à niveau des militaires et des policiers, estimant que ces mesures peuvent contribuer à améliorer leur discipline, leurs capacités opérationnelles et leur efficacité dans l’accomplissement de leurs missions.
La Fondation Kinalegu évoque également la possibilité de permuter certains éléments des forces de sécurité vers d’autres provinces lointaine, une mesure qui, selon Florentin Tigine, pourrait permettre de prévenir d’éventuelles complicités locales et de favoriser un renouvellement des dispositifs sécuritaires.
Au-delà du renforcement militaire et policier, la Fondation Kinalegu insiste sur la nécessité d’une collaboration plus étroite entre les services de sécurité et les acteurs communautaires.
Florentin Tigine appelle notamment les services de sécurité à travailler avec les organisations de la société civile, les responsables des associations de taxi-motos, afin de faciliter l’identification et le signalement des personnes présentant un comportement suspect.
Pour lui, cette collaboration doit permettre de mieux faire circuler les informations entre la population et les services compétents, tout en évitant les accusations sans fondement et les actes de justice populaire.
Son président national demande au gouvernement central de doter les militaires, les policiers et les autres services concernés des équipements nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.
Pour la Fondation, des forces suffisamment formées, disciplinées et équipées, associées à une collaboration régulière avec la population, constituent des éléments importants d’une réponse durable à l’insécurité.
À travers cette nouvelle alerte, la Fondation Kinalegu invite donc les autorités nationales et provinciales à accorder une attention particulière à la situation sécuritaire du Haut-uele et à renforcer les mécanismes de protection des populations.
Par Christophe Onzonono



