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*Budget 2027 : Honorable Joseph Bangakya Angaze Okondarengwa réclame la part du Haut-Uélé, poumon fiscal de la RDC*

Alors que les derniers arbitrages gouvernementaux scellent les contours du projet de loi de finances pour l’exercice 2027, et que le Parlement s’apprête à ouvrir sa cruciale session budgétaire, une voix forte s’élève depuis la représentation nationale pour secouer les consciences économiques de la République. L’Honorable Joseph Bangakya Angaze Okondarengwa, député national élu de la circonscription du territoire de Rungu dans la province du Haut-Uélé, vient de jeter un pavé dans la mare des planificateurs de Kinshasa. Dans un plaidoyer méthodique et chiffré, le parlementaire appelle à une rupture totale avec le saupoudrage traditionnel au profit d’un budget ambitieux, réaliste et, par-dessus tout, juste.
Son cheval de bataille: l’inscription urgente de grands projets structurants pour la province du Haut-Uélé. Ce plaidoyer n’a rien d’une simple doléance électorale; il s’appuie sur une légitimité économique indiscutable. Le Haut-Uélé s’impose aujourd’hui egalement comme une province exemplaire, un contributeur de premier plan au budget global de l’État congolais, notamment grâce à des géants miniers comme Kibali Gold Mines.
Pourtant, le retour sur investissement public y reste cruellement dérisoire. Pour formaliser cette exigence de redevabilité nationale, Joseph Bangakya Angaze Okondarengwa a officiellement saisi la Première ministre, avec copie aux ministres sectoriels compétents. Son message est limpide: l’État doit investir là où la richesse se crée, pour consolider la cohésion nationale et propulser le développement global du pays.
L’axe de la prospérité: le désenclavement routier du Corridor Nord-Est
Au cœur de la démarche du député national de Rungu se trouve une urgence absolue: les infrastructures routières. Pour Joseph Bangakya Angaze Okondarengwa, le développement de la RDC passera par la modernisation de ses voies de communication nationales, en particulier dans cette partie septentrionale du pays connectée aux marchés régionaux.
L’élu de Rungu a formellement pointé deux chantiers routiers majeurs et hautement stratégiques:
-La Route Nationale 25 (RN25): Plus précisément le tronçon reliant Isiro – Wamba – Niania. L’objectif est d’assurer une jonction fluide et moderne avec la RN4, une artère vitale pour le commerce intérieur.
-La Route Nationale 26 (RN26) : Sur l’axe Isiro – Watsa – Faradje, s’étendant jusqu’à la frontière avec le Sud-Soudan. Ce tronçon représente un levier géostratégique majeur pour booster les échanges transfrontaliers.
La prise en charge complète de ces axes par le pouvoir central est capitale. En connectant efficacement le Haut-Uélé, le gouvernement libérerait le potentiel complet du Corridor Nord-Est.
Modernisation aéroportuaire : Le cas non négociable d’Isiro-Matari
L’actualité gouvernementale offre une opportunité que le député national n’a pas manqué de saisir. Face à l’annonce récente du lancement, avant la fin de l’année 2026, des travaux de modernisation de 12 aéroports à travers le pays des chantiers entièrement financés par l’exécutif central , Joseph Bangakya exige que le Haut-Uélé ne soit pas le grand oublié de cette dynamique de connectivité aérienne.
Il demande avec insistance l’inscription immédiate de l’aéroport d’Isiro-Matari, situé dans le chef-lieu de la province, sur cette liste prioritaire. Selon le parlementaire, doter le Haut-Uélé d’une infrastructure aéroportuaire moderne est une nécessité économique évidente pour fluidifier le trafic des affaires et désenclaver rapidement la région.
Justice sociale et répartition équitable : Le paradoxe Kibali Gold Mines
Le plaidoyer de Joseph Bangakya repose sur un principe fondamental de gouvernance économique: la justice redistributive. Le Haut-Uélé héberge sur son sol Kibali Gold Mines, l’un des plus grands projets aurifères d’Afrique et l’un des tout premiers contribuables du Trésor public congolais.
«Il est temps que la solidarité nationale fonctionne dans les deux sens», soutient en substance l’élu. Investir massivement dans les provinces qui maximisent les recettes de l’État n’est pas un privilège, mais un choix stratégique de rationalité économique. Agir ainsi permettrait non seulement de booster la production locale de richesses, mais aussi de renforcer le sentiment de justice sociale et de consolider la cohésion nationale, souvent mise à mal par l’impression d’un centralisme kinois asymétrique.
Permettre un relais efficace avec le gouvernement provincial
Enfin, cette reprise en main des infrastructures lourdes par le pouvoir central répond à une logique d’efficacité administrative. En assumant le coût de la modernisation des routes nationales (RN25 et RN26), qui relèvent par nature de sa compétence exclusive, le gouvernement central enlèverait une épine du pied de l’exécutif provincial.
Libéré du fardeau financier de ces chantiers titanesques, le gouvernement provincial du Haut-Uélé pourrait alors recentrer ses ressources propres et son énergie sur le réseau routier secondaire, notamment les routes provinciales et de desserte agricole. Cette synergie public-public permettrait d’évacuer plus facilement les produits agricoles vers les grands centres de consommation, créant ainsi un cercle vertueux de croissance, du village jusqu’au budget de l’État. Le Parlement est désormais face à ses responsabilités pour le Budget 2027.

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