À l’occasion de la Journée mondiale de la diversité culturelle, célébrée ce 21 mai, le Barza intercommunautaire pour la paix de Kamanyola est monté au créneau. Face à la recrudescence des messages de haine sur les réseaux sociaux, la structure appelle à transformer la pluralité communautaire en levier de cohésion sociale plutôt qu’en source de division.
Dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu, la cité de Kamanyola traverse une période de fragilité. La circulation virale de messages de haine sur les plateformes numériques menace de fragiliser le vivre-ensemble. Pour contrer cette tendance, le Barza intercommunautaire pour la paix (antenne de Kamanyola) a profité de la célébration du 21 mai pour lancer un vibrant appel à la responsabilité citoyenne.
Pour le président de cette structure, Monsieur Wilondja Bulambo Cyprien, la diversité culturelle ne doit en aucun cas être perçue comme un frein à la stabilité. « La présence d’une diversité culturelle à Kamanyola est une richesse. Cela ne doit pas être traduit comme une menace à la consolidation de la paix. Au contraire, il faut capitaliser cette ressource », a-t-il déclaré, invitant les communautés à rejeter toute manipulation pouvant conduire à la violence.
Abondant dans le même sens, Theo Mulungulungu, coordinateur de la Confédération Monde de Dialogue Grands Lacs, rappelle l’urgence de cultiver le pardon et l’altruisme. Selon lui, la position géographique de Kamanyola, véritable carrefour migratoire, renforce ce besoin d’unité. La cité a d’ailleurs récemment accueilli de nombreux déplacés fuyant les hostilités dans le territoire d’Uvira.
Dans un contexte régional tendu, les acteurs de la société civile locale insistent : l’usage responsable des réseaux sociaux et le respect mutuel restent les seuls remparts durables contre l’insécurité et la fragmentation sociale.
Wendo joés



