Pour une fois, les élus nationaux jouent le tout pour le tout en vue de sauver la nation en péril. Ne disait-il pas en son temps : « sortez du milieu de la rébellion ? », selon l’ancien président de la Chambre basse, Mboso Nkodia Mpwanga
Vital Kamerhe appelé à s’expliquer sur plusieurs griefs portés contre lui suivant une pétition contre sa personne et d’autres membres du bureau de l’Assemblée nationale. C’est dire que ce lundi, on connaîtra son sort. Déjà il a eu un interrogatoire serré le vendredi et ayant complété certains éléments ce samedi 20 septembre, après plus de 4 heures d’audition. Est-ce que Vital Kamerhe avait-il convaincu ses pairs ? On ne le sait, mais une dynamique se lit aux regards des pétitionnaires qui ne croient plus à la sincérité de Kamerhe, habitué, selon eux à dribbler. Cette fois, on sent que les carottes sont cuites pour le Président de la Chambre basse du parlement. Il sera l’homme le plus malheureux de la République, car ayant écopé à deux reprises les pétitions l’ayant destitué de son perchoir.
Mais déjà dès l’ouverture de la session de septembre 2025, essentiellement budgétaire, Kamerhe était obligé à présenter son mea culpa, alors pour les pétitionnaires. Pour les pétitionnaires cette disposition de Mea culpa n’est pas prévu dans leur règlement intérieur moins encore dans la Constitution, Kamerhe a reconnu ses tords et il est passé aux aveux. Quant aux observateurs de la real politik, on reprocherait aussi à Kamerhe beaucoup des choses, dont les plus graves reste son silence face à l’agression rwandaise et aux invectives du M23. Certains vont jusqu’à l’accuser de son silence coupable de toutes les attaques que continuent à subir le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi devant des tentatives d’assassinats dont il n’en parle même pas.
Kamerhe est-il parmi les membres de la chambre proche de la rébellion ? Il y a beaucoup à lui reprocher. Mais n’en déplaise, Crispin Mbindule en sait aussi beaucoup, en initiant cette pétition, il sait là où il veut en venir avec le phénoménal Kamerhe qui, aux dires des autres avait livré Mutamba, ce jeune leader qui dérangeait.
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