En suspendant le Recteur le Révérend Professeur Alipanazanga Ataningamu Faustin, le Révérend Pasteur Muya Mukanya s’adjuge un droit qui ne lui appartient pas et qui ne lui revient nullement. En marge d’une procédure administrative et statutaire, cfr. VADE MECUM du gestionnaire d’une Institution d’Enseignement Supérieur et Universitaire, il a violé les dispositions statutaires en présence.
A l’Université Chrétienne de Kinshasa, toutes ces dispositions sont foulées au pied par le Président du Conseil d’Administration, le Révérend Pasteur Muya Mukanya. En ordonnant la révocation d’un agent qui se trouve par ce fait être le fils du Recteur pour des motifs dont seul lui-même connait, il s’est emballé dans un conflit de compétences qui pourraient avoir des conséquences très lourdes sur l’UCKIN si on n’en tient pas compte.
Au fait, le Recteur de l’UCKIN le Révérend Professeur Alipanazanga Faustin voit en cette décision une provocation et un acharnement, mais surtout un empiètement de ses prérogatives.
Qu’a-t-il donc fait Alipanazanga fils qui est chargé du Numérique de l’UCKIN ? Dans sa résolution n°3 ; décision n° UCKIN/SGAD/DKT/LN/088/06/2025 du 20 juin 2025 relative à la révocation de l’agent ALIPANAZANGA BEDELE Faustin.
Le Président du Conseil d’Administration, le Révérend Pasteur Muya Mukanya par des manières cavalières et surtout peu orthodoxe a donné des injonctions au Recteur de ne pas suspendre mais de révoquer Alipanazanga Bedele. Il est vrai on peut révoquer un agent mais il faut des raisons susceptibles à ne permettre pas des procès à l’Institution.
A y voir de près les différentes correspondances du PCA semble avoir été écrites dans un débit des boissons, autant en relisant ces correspondances, il y a le goût de l’inachevé. Cependant, il faut reconnaitre que l’UCKIN est une institution qui forme des cadres pouvant être utiles dans la société ne peut pas se permettre une telle légèreté.
De la révocation de l’agent Alipanazanga Bedele
Dans sa réunion mixte BCA-CG du 21 août 2025, il semble qu’il a été voté à l’unanimité la révocation de l’agent Alipanazanga Bedele.
Sur ce, le Recteur répond ceci : « Ainsi que je l’ai souligné dans une réponse à la demande d’explication du PCA n°045/BCA-UCKIN/08/2025 du 27 août 2025, la résolution susmentionnée porte bel et bien des germes d’erreurs et de contre-vérité : un procès verbal portant deux dates différentes et non authentiques ; le vote n’ayant pas réuni le suffrage de tous, contrairement à ce qui est affirmé dans ladite décision ; l’agent n’a pas été verbalisé ni confronté avec ses accusateurs avant de l’inculper. En mon humble avis le concerné jouit jusque-là de la présomption d’innocence hormis le grief de faux et usage de faux qui mériterait certaine considération », a souligné le Recteur, le Révérend Professeur Alipanazanga Faustin.
Dans une de correspondances pour sa défense sur le dossier du Chef du numérique, l’agent Alipanazanga Bedele, le Recteur note qu’ « il est évident que cet agent bien qu’étant mon fils, reste l’agent de l’UCKIN (ndlr : il fut agent de l’UCKIN avant même que son père ne devienne Recteur de ladite Université). Il serait malséant de traiter son dossier en le liant à moi d’autant plus qu’il s’agit de deux personnes distinctes. En sus, en sa qualité de Chef de service du numérique de l’Université, le traitement de son dossier ou sa sanction ne relève pas du ressort de Président du conseil d’Administration, mais du Chef de l’Etablissement, le Recteur (cfr Vade Mecum du gestionnaire d’une Institution d’Enseignement Supérieur et universitaire, 4ème Edition, P. 278)
De la demande d’explication
Le Président du Conseil d’Administration, le Révérend Pasteur Muya Mukanya, après avoir formulé un ordre de mauvaise manière revient en charge, et croit avoir le pouvoir de punir le Recteur. Dans sa correspondance n° « UCKIN/SGAD/DKT/LN/088/06/2025 du 20 juin 2025 sur une demande d’explication.
Aussi, répliquant, le PCA prend deux décisions le même jour en date du 27 août 2025, la première dans sa correspondance n°041/BCA-UCKIN/08/2025 de suspendre le Révérend Professeur Alipanazanga Faustin pour insubordination et dans l’entretemps, il lui colle une autre demande d’explication. En réalité, on pressent dans le chef de l’homme de Dieu qu’est le Révérend Pasteur Muya Mukanya un harcèlement, cacophonie et des intentions de nuire en la personne du recteur de l’UCKIN, profitant de la situation administrative de son fils.
De tels actes déshonorent un ALMA MATER d’une organisation chrétienne, en ce qui concerne la suspension de Faustin Alipanazanga, bien qu’étant le gestionnaire au quotidien de l’UCKIN, il trouve que la décision de sa suspension est illégale, arbitraire et non authentique.
La suspension du professeur Alipanazanga Ataningamu Faustin, Recteur de l’UCKIN et ouverture d’action disciplinaire par le PCA.
A cet effet, le règlement Intérieur de l’UCKIN est clair dans son article 106 qui dispose ce qui suit : les sanctions disciplinaires applicables aux membres du personnel sont le blâme ; la mises à pied ; le licenciement ; la révocation »
Dans cette décision, du PCA, il invente ses propres dispositions, « Considérant le barème disciplinaire ci-dessus, il ne s’avère pas inopportun de m’interroger sur les motivations réellement objectives qui auraient dicté ma suspension sans commencer par le blâme ? Car dans l’hypothèse d’une insubordination, j’aurais dû écoper un blâme conformément à l’article 107.
Dans la même perspective, dans quel texte statutaire le PCA a-t-il puisé sa décision où la suspension précède l’ouverture d’action disciplinaire ? Par ailleurs, l’article 9 de nos Statuts reconnait cinq organes de décision… »
Le PCA commet une faute administrative grave
Dans sa lettre n°040/BCA-UCKIN/09/2025 relative à la désignation du Secrétaire Général Académique, le Professeur Lombo Sedzo Laddy comme Recteur intérimaire, correspondance rédigée le 27 août 2025 et la décision n°BCA-UCKIN/004/08/2025 suspendant le Recteur porte la même date. Or, il se fait que pour le PCA qui suspend le Recteur et que ce dernier a sollicité l’arbitrage du Représentant légal de l’ECC, le Révérend Dr André Gédéon Bokundo-bo-Likabe. Le Représentant a rappelé et conseillé au PCA de bien vouloir suivre les Statuts et d’annuler l’acte de nomination d’un Recteur a.i.
« Faisant suite à la réunion du 15 septembre 2025 sur l’UCKIN, je vus informe pour les dispositions suivantes de veiller à ce que l’intérim du Recteur soit assuré suivant les Statuts de l’Université Chrétienne de Kinshasa. Par conséquent, vous êtes appelé à annuler l’acte de nomination d’un Recteur a.i. et le Procès verbal de la remise et reprise »
En sus de tout, le Révérend Dr Bokundoa poursuit et sollicite la convocation d’un Conseil d’administration extraordinaire et exiger la rédaction par le Secrétaire Général Académique qui assure l’Intérim du Recteur d’un acte contraire relatif à celui qui a retiré les droits acquis au Recteur suspendu, à savoir le retrait de sa garde.
Voilà comment un vrai homme de Dieu ramène la paix au sein d’une institution qu’on voulait conduire dans un naufrage par le PCA. Ainsi nous concluons par dire que l’UCKIN est l’ancêtre de l’UPC dans la catégorie des universités Chrétiennes, tandis que l’UPC s’est développé. Et l’UCKIN s’est remise en cause pour des conflits mesquins qui l’ont fait retarder son épanouissement.



