Ouvert le 12 septembre 2025 à Mbuji-Mayi, capitale du Kasaï Oriental, le 8e Forum national du Genre a réuni pendant trois jours les ministres et chefs de divisions provinciales venus des 26 provinces de la RDC. Le thème central : « Femmes, Paix, Sécurité et Relèvement post-conflits ».
La ministre nationale du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présidé l’ouverture du forum. Elle a rendu hommage au président Félix-Antoine Tshisekedi, « champion de la masculinité positive », et salué l’appui de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Elle a également honoré la mémoire de Marie-Louise Uronya Fwanuthi, cheffe de division du Genre en Ituri, récemment décédée.
Dans un discours empreint d’émotion, Micheline Ombae a dénoncé les violences faites aux femmes dans l’Est du pays. « Trop, c’est trop. Plus jamais ça », a-t-elle martelé, appelant à une mobilisation collective pour mettre fin aux conflits et valoriser le rôle des femmes dans la cohésion sociale.
Les débats ont porté sur trois axes : le rôle des femmes et des familles dans la résolution des conflits, le processus de paix en RDC et le relèvement post-conflits. Des thématiques transversales comme l’accès aux terres, les droits sexuels et reproductifs ou encore la lutte contre le changement climatique ont également été intégrées. Les participants ont adopté une feuille de route nationale pour l’égalité de genre.
En marge du forum, la ministre a rencontré une mère de dix enfants, dont trois albinos, abandonnée par son mari et plongée dans une grande précarité. Après l’avoir écoutée, elle lui a remis des vivres et une aide financière pour démarrer une activité génératrice de revenus. Un geste discret mais fort, qui illustre la dimension sociale de son action au-delà des discours officiels.
Clôturant son séjour à Mbuji-Mayi, Micheline Ombae a pris part à la collation des grades académiques à l’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM). Elle a exhorté les diplômés, notamment les femmes, à devenir des acteurs de changement et à s’investir dans l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique.
« Cette licence n’est pas seulement un diplôme. Elle symbolise un engagement à améliorer vos conditions de vie et celles de vos communautés », a-t-elle déclaré. La cérémonie s’est terminée par un défilé académique.



