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Dans un plaidoyer en faveur des populations du territoire d’Aru en Ituri

Le sénateur Daniel Banio et le caucus des députés nationaux ont taillé langue avec l’Inspecteur général de la PNC

La situation sécuritaire et autres failles qui se vivent dans le territoire de Aru ont été au menu de l’entretien entre le Général Agolowa, Inspecteur général de la Police nationale et la délégation du caucus des députés nationaux de Aru qui était conduite par le sénateur Daniel Banio Dhebo.

Signalons de prime abord que le territoire d’Aru dans la province de l’Ituri, est situé au Nord-Est de la RDC, fait frontière avec le Sud-Soudan et l’Ouganda.

Le caucus de Elus nationaux, sous la bannière de l’honorable Daniel Banio a, au cours des échanges eus avec l’inspecteur général Agolowa de la PNC, fait état de la situation sécuritaire alarmante qui sévit le territoire de Aru.

Dans leur cri de détresse, ces Elus ont décrié les séries des violences à répétitions dont sont victimes les populations de ce territoire de la part des hommes armés qui traquent continuellement les populations en toute impunité comme dans un territoire conquis. Que des cas de pillage et cambriolage ne cessent à y être déplorés par ces populations exacerbées qui subissent également des tracasseries policières hors du commun.

 

Selon ce caucus des Elus, les chefferies  de Agbokolo et de Zaki, ainsi que le centre des négoces de Ariwara et Aru qui est le chef-lieu du territoire qui porte le même nom, sont les plus visées par ces hommes sans loi ni foi.

S’ajoutent à ces turpitudes, des incursions à répétition des réfugiés Sud-Soudanais qui, une fois arrivées dans cette partie de la province de l’Ituri, font leur loi sans pour autant être inquiétés. Ainsi, ils pillent le bétail des autochtones tout en emportant en toute quiétude les biens trouvés sur leur passage, violant les femmes, filles et vieillardes.

Ces Elus conduits par le sénateur Daniel Banio ont également fait état de l’insuffisance criante des policiers commis dans ce territoire dont la plus grande partie est sujette à la retraite. Ils ont aussi épinglé l’absence notoire des moyens de mobilité dans ce coin outre la légèreté des autorités policière dans leur comportement quant au traitement des dossiers leur soumis. Entraînant d’office, un dysfonctionnement de commandement au sein de l’appareil policier dans le territoire d’Aru.

Dans les recommandations faites à l’Inspecteur général de la PNC, ce Caucus a tenu émis le vœu de voir la haute autorité de ce Corps, augmenter les effectifs des policiers à Aru ;  de doter ce Corps des matériels  roulant pour sa mobilité ; prendre des dispositions utiles pour le paiement régulier des policiers dont une partie est régulièrement payée sur place pendant qu’une autre, bien que payée, ne sait joindre les banques où leurs soldes sont affectés pendant que d’autres ne sont même pas payés ; de former le plus des policiers possibles de jeune âge du fait que beaucoup d’entre ceux qui sont à Aru en âge de retraite. Et aussi, prévoir la permutation de ces policiers dont certains se comportent en chefs coutumiers puisqu’ayant longtemps œuvré dans la même contrée.

La réponse du berger à la bergère n’ayant pas tardé, l’Inspecteur général de la PNC s’est dit satisfait de la démarche du Caucus de ces Elus.

Puisqu’ayant été trois ans durant, Vice-gouverneur de cette province dont il maîtrise bien, l’Inspecteur général de la PNC a rassuré le Cacus qu’il fera rapport de ces préoccupation à sa hiérarchie.

Pour ce qui est des effectifs des policiers dans cette contrée, l’Inspecteur général de la PNC a indiqué que ce problème sera incessamment résolu du fait qu’il y a au moins 1000 élément en formation à Kapalata à Kisangani. Ces éléments seront répartis dans les quatre provinces démembrés de l’ex Province Orientale.

Pour ce qui est de l’insuffisance des policiers à Aru, ce Général a toutefois reconnu cette insuffisance qui fait que le territoire de Aru ait 1 policier pour 2000 personnes. Et pour palier à cet écueil, il a fait savoir que la formation de nouveaux éléments est plus qu’indispensable.

La Rédaction

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