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L’honneur retrouvé du député Joseph Bangakya La gestion du fonds destiné à la riposte contre Ebola mérite d’être tirée au clair

À l’Assemblée nationale, lever le voile sur la gestion des deniers publics s’apparente souvent à une expédition à haut risque. C’est la cruelle expérience que traverse actuellement le député national Joseph Bangakya, victime d’une campagne de diabolisation orchestrée après avoir courageusement dénoncé l’opacité entourant l’utilisation des fonds alloués à la riposte contre l’épidémie d’Ebola dans la province du Haut-Uélé. Alors que ses détracteurs tentent maladroitement de déplacer le débat sur le terrain de la jalousie financière et de l’absentéisme, l’analyse froide des faits révèle une tout autre réalité: celle d’un élu intègre qui refuse de s’associer à une entreprise de redistribution opaque de l’argent du contribuable.
La vérité derrière la manipulation des chiffres
Pour tenter de discréditer l’honorable Joseph Bangakya, une version tronquée des faits circule avec insistance dans les couloirs du Palais du Peuple. Ses opposants l’accusent d’avoir boudé une mission de sensibilisation communautaire et d’avoir, par la suite, exigé une somme de 4500 dollars américains en lieu et place des 2000 dollars qui lui auraient été proposés par «solidarité parlementaire».
Ce narratif, cousu de fil blanc, omet volontairement la chronologie et la nature même des fonds décaissés. Comment le ministère de la Santé publique peut-il libérer des fonds de « mission de terrain » après le retour des équipes, sous forme d’une enveloppe globale à redistribuer à Kinshasa? Cette procédure, totalement irrégulière au regard des finances publiques, s’apparente en réalité à un partage de butin après coup. En refusant les 2000 dollars de « solidarité » et en exigeant la clarté sur la clé de répartition (les fameux 4500 dollars calculés sur le prorata global), Joseph Bangakya n’agissait pas par cupidité, mais par stratégie de transparence. Son objectif était limpide: forcer les gestionnaires de cette enveloppe à exposer les critères réels de ce décaissement tardif. Face au refus de transparence, il a choisi la voie du perchoir pour faire éclater la vérité.
Le faux procès face au vrai débat de la redevabilité
L’autre angle d’attaque de ses détracteurs relève de la pure diversion politicienne. Affublé du surnom de «député américain» pour ses déplacements à l’étranger ou critiqué pour un séjour privé au Katanga, Joseph Bangakya subit un procès en légitimité qui ne dit pas son nom. Être un parlementaire efficace ne se résume pas à faire de la figuration sur le terrain lorsque les caméras sont branchées, mais à exercer un contrôle parlementaire rigoureux là où les décisions se prennent à Kinshasa.
Pendant que certains de ses collègues se targuent d’avoir arpenté les zones de santé du Haut-Uele -une obligation qui ne devrait pas donner lieu à des primes exceptionnelles ou des distributions d’enveloppes de « solidarité »- Joseph Bangakya rappelle qu’un député est d’abord le gardien des ressources de la République. Le Haut-Uélé, meurtri par les urgences sanitaires, n’a que faire d’une théâtralisation de la compassion financée par des circuits parallèles. La province a besoin d’élus capables de s’assurer que chaque dollar décaissé par le gouvernement central arrive réellement aux hôpitaux et aux populations locales, plutôt que de finir dans les poches des délégations sous forme de reliquats partagés à Kinshasa.
Un coup d’éclat salutaire pour la démocratie congolaise
Loin de s’être «tiré une balle dans le pied», Joseph Bangakya a courageusement brisé l’omertà. En portant ce dossier devant la représentation nationale, il savait qu’il s’exposait à la foudre de réseaux bien établis. La violence de la riposte médiatique à son encontre prouve qu’il a touché un point sensible.
Ce que l’on tente aujourd’hui de qualifier de « grosse bourde » est en réalité un acte de salubrité publique. Joseph Bangakya démontre qu’il refuse d’être le complice d’un système où l’absence sur le terrain se monnaierait au rabais pour acheter le silence des élus. En refusant de se taire contre un chèque de consolation, il s’est érigé en digne défenseur du peuple du Haut-Uélé. Son combat n’est pas celui d’une frustration financière, mais celui de l’éthique, de la redevabilité et du respect des lois de la République face à l’instrumentalisation des crises sanitaires.
Le Climat Tropical

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