
Kinshasa, le 12 novembre 2025 – En marge du 9ᵉ Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), la ministre du Genre, Famille et Enfant a prononcé une allocution d’ouverture marquant le lancement de la Consultation régionale des Organisations de la Société Civile sur la Déclaration Femmes, Paix et Sécurité.
Dans son discours, la ministre a salué le leadership éclairé du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et la vision engagée de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui œuvrent ensemble pour la restauration de la paix, la dignité et l’égalité des genres en République Démocratique du Congo.
Revenant sur les décennies de conflits ayant déchiré la région des Grands Lacs, la ministre a souligné que cette réalité douloureuse ne doit pas être une fatalité, mais plutôt un appel collectif à la reconstruction et à la responsabilité partagée. La RDC, a-t-elle rappelé, demeure pleinement engagée dans la mise en œuvre de l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité, à travers son Plan d’action national 1325 de troisième génération, adopté en novembre 2024.
Ce plan novateur intègre désormais des dimensions contemporaines telles que le changement climatique, la cybercriminalité, les catastrophes naturelles et les violences urbaines, tout en mettant un accent particulier sur la justice transitionnelle et le commerce transfrontalier sensible au genre.
La ministre a mis en avant les progrès significatifs enregistrés, notamment la présence de 34 % de femmes au sein du Gouvernement, 25 % dans le secteur de la justice, et 32 % dans les mécanismes de paix, témoignant d’une volonté politique affirmée et d’une participation féminine croissante dans la gouvernance.
Tout en reconnaissant les défis persistants – insécurité, vulnérabilité des femmes, sous-représentation dans les instances de décision – elle a appelé à un sursaut collectif. La Déclaration issue de cette consultation, a-t-elle insisté, devra être « un acte d’engagement collectif et un serment moral et politique » guidant les actions de tous les acteurs : gouvernements, société civile, partenaires techniques et communautés locales.
La ministre a conclu en réaffirmant la détermination du Gouvernement congolais à mettre en œuvre le Plan d’action national, à soutenir les initiatives régionales pour l’autonomisation des femmes, et à renforcer les partenariats en faveur d’une paix durable, inclusive et juste dans la région des Grands Lacs.
« Aucune paix durable n’est possible sans les femmes, aucune stabilité réelle ne peut se construire sans leur participation pleine, libre et effective », a-t-elle déclaré, avant de proclamer l’ouverture officielle des travaux de la Consultation régionale.



