La synergie des sociétés civiles du territoire de Dungu a lancé un appel pressant au gouvernement congolais : il est temps de prendre ses responsabilités face à la situation critique des enseignants.
Une paie irrégulière, une profession en détresse, les enseignants de la Sous-division de Dungu font face à une rémunération irrégulière et insuffisante, compromettant leur engagement et leur performance. Pour ces acteurs de la société civile, régulariser la paie devient une priorité absolue afin de garantir la survie et la dignité de l’enseignant congolais.
> « Un enseignant affamé ne peut pas former une nation forte », souligne un membre de la coordination locale.
Parmi les recommandations phares : la bancarisation du paiement des salaires des enseignants. Cette mesure vise à lutter contre la corruption, les détournements et les retards observés dans les circuits traditionnels. Elle permettrait également une meilleure traçabilité et faciliterait l’accès des enseignants à des services financiers de base. L’appel de la société civile ne se limite pas à une revendication syndicale. Il s’agit d’un cri d’alerte pour sauver le système éducatif. En effet, face à ces conditions, le risque d’une grogne généralisée dans les écoles est réel, avec pour conséquence directe : la paralysie des enseignements.
Enfin, la synergie appelle tous les partenaires éducatifs – État, parents, ONG, communautés locales – à faire preuve de sagesse et d’engagement. Car au-delà des salaires, c’est l’avenir des enfants du territoire de Dungu qui est en jeu.
> « Le message est clair : pour éviter une nouvelle crise dans le secteur, le gouvernement doit agir. Tous les enfants doivent regagner le chemin de l’école. »
Par christophe onzonono



