Par Jonathan Basimaki, à Bunia
Les activités socio-économiques reprennent progressivement dans plusieurs centres et camps de pêche situés sur le littoral du lac Albert, dans la chefferie de Bahema-Nord, en territoire de Djugu (province de l’Ituri), au nord-est de la RDC.
Ce constat a été fait la semaine dernière par une délégation conduite par l’administrateur du territoire de Djugu, accompagné du chef de la chefferie ainsi que des membres du comité local de sécurité, lors d’une mission d’évaluation dans la région.
Selon le chef de la chefferie de Bahema-Nord, Willy Pilo Mulindro, les centres de Jôo et de Café enregistrent un afflux important de déplacés de retour en provenance de l’Ouganda voisin. Ces derniers s’emploient activement à relancer les activités agricoles, économiques et de pêche, favorisées par l’amélioration de la situation sécuritaire et le rétablissement de l’autorité de l’État grâce à la présence des FARDC sur le terrain.
Toutefois, l’autorité coutumière souligne que les besoins humanitaires restent préoccupants, en particulier pour les femmes et les enfants. Ces derniers nécessitent un accès urgent à des soins de santé de qualité ainsi qu’à une assistance alimentaire. À cet effet, il lance un appel pressant aux organisations humanitaires pour une intervention rapide dans la zone.
Dans la dynamique de relance économique, le chef de la chefferie a également annoncé la réouverture des marchés locaux et communautaires dans plusieurs centres, une initiative visant à revitaliser une économie longtemps fragilisée par l’insécurité persistante.
Par ailleurs, il encourage les autres déplacés à regagner leurs milieux d’origine afin de reconstruire leur vie, tout en appelant les populations retournées à s’impliquer dans les travaux de salubrité pour assainir leur environnement.
Enfin, le chef Willy Pilo Mulindro a exprimé sa gratitude à l’endroit du gouverneur militaire de l’Ituri ainsi qu’aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour leurs efforts ayant permis de restaurer la paix et l’autorité de l’État dans cette région autrefois en proie aux affrontements entre l’armée régulière et les miliciens de CRP.



