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Mutation d’un membre suppléant de la délégation syndicale du FONER au Maniema Le DG Pierre Bundoki Ndongala injustement accusé !

Dernièrement, le Directeur général du Fonds national d’entretien routier-FONER- fait l’objet d’attaques dans certains médias, accusé à tort d’avoir pris une décision arbitraire en mutant à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, un suppléant de la délégation syndicale, le nommé Kitapindu Mununu Cyrille-Rolex, Ces critiques, relayées par un ministre honoraire, semblent ignorer les fondements juridiques de la mutation, les obligations du fonctionnaire concerné, et les implications budgétaires de son refus d’obtempérer. Dans cet article, nous examinerons les faits, défendre la légitimité de la décision du DG, Pierre Bunduki, et poser les vraies questions sur la responsabilité syndicale dans l’administration publique.
Une mutation conforme au droit
La mutation d’un agent public, même syndical, est encadrée par les textes légaux en vigueur en République démocratique du Congo. Le statut du personnel administratif prévoit que:

  • Tout agent peut être muté pour des raisons de service, dès lors que cela ne constitue pas une sanction déguisée.
  • Les représentants syndicaux ne sont pas exemptés de mobilité, sauf s’ils sont titulaires d’un mandat national ou bénéficient d’une protection spécifique, ce qui n’est pas le cas ici.
    Le suppléant concerné a été muté à Kindu dans le cadre d’un redéploiement administratif. Il a perçu les frais de déplacement pour lui et sa famille, ce qui constitue une acceptation implicite de la décision. Pourtant, il refuse de rejoindre son poste, et de restituer les fonds perçus, sans justification valable.
    Une situation intenable : il est payé sans fonction
    Depuis sa mutation, le suppléant Kitapindu Mununu Cyrille-Rolex ne travaille plus dans aucun service du FONER., mais il continue à percevoir son salaire mensuel, sans contrepartie professionnelle.
    Cette situation crée un précédent dangereux: elle légitime l’absentéisme rémunéré, fragilise l’autorité administrative, et alimente une confusion entre mandat syndical et obligations professionnelles.
    Une récupération politique malvenue
    Curieusement, au lieu de se taire car n’étant plus en fonction, un ministre honoraire Ephraïm Akwakwa qui avait la charge du ministère national de l’Emploi et du Travail, et qui s’était montré incapable de traiter ce dossier, chercheà entretenir la confusion pour désorienter son successeur en l’induisant en erreur dans un Etat qui se veut de droit sous l’impulsion du chef de l’Etat Félix Tshisekedi.
    Ce soutien, relayé dans certains médias, ignore :
  • Le respect des procédures légales par le DG du FONER.
  • Le coût budgétaire de maintenir un agent sans fonction.
  • Le risque de désorganisation interne si chaque mutation devient un bras de fer médiatisé.
    Rappelons que l’agent Kitapindu Mununu Cyrille-Rolex avait été engagé conformément aux dispositions de la législation du travail, et qu’il est suppléant de la présidente de la délégation syndicale du FONER. Sa mutation ne souffre donc d’aucune incompatibilité par rapport à son statut.
    Mais pour régler cette question, le FONER avait sollicité le 30 avril 2025, l’arbitrage de l’Inspection générale du Travail. Curieusement, c’est l’inspecteur principal de deuxième classe Mongo qui réagit en lieu et place de l’Inspecteur général sans pour autant être mandaté.
    C’est ainsi que le 3 juillet 2025, l’Inspecteur général du Travail, par sa décision référenciée n°22/MET/IGT/IPT2/25 du 3 juillet 2025 s’est opposé à cette mutation. Ce qui constitue une violation des textes juridiques régissant le secteur du travail et surtout, du monde syndical.
    Pire, cette décision n’indique nulle part, les griefs précis retenus contre celle portant mutation de l’agent Kitapindu. Le FONER relève de cette décision inique et illégale, des irrégularités, notamment l’absence de motivation puisque ne mentionnant aucunement les griefs retenus à charge de l’agent Kitapindu ; l’usurpation des pouvoirs du fait que c’est l’Inspecteur principal du Travail Mongo Masango Innocent répond en lieu et place de l’Inspecteur général du Travail.
    Autre anomalie:selon l’ordre de service n°22/MET/IGTai-EPNT/DCP/120/2025 dûment établi par l’Inspection générale du Travail, trois inspecteurs du Travail étaient envoyés au FONER pour une enquête précise et faire rapport à la hiérarchie. Il est curieux de constater qu’à ce jour, aucun rapport n’a été fait suite à cette enquête.
    Face à cette situation, le FONER se fondant sur les alinéas de l’article 258 du Code du travail qui disposent que l’Inspecteur du Travail doit au préalable, notifier sa décision dans le délai, c’est-à-dire endéans un mois dès la réception de la lettre de l’employeur. Passé ce délai, il est censé l’approuver.
    Pour cette raison et conformément à l’article 4 de l’Arrêté ministériel 035/95, relatif au recours judiciaire contre la décision de l’inspecteur du Travail en cas de licenciement ou de mutation d’un délégué syndical titulaire ou suppléant, le FONER exerce son droit de recours hiérarchique auprès de l’actuelministre ayant la charge de l’Emploi et du Travail dans ses attributions pour que soit annulée purement et simplement la décision n°22/MET/IGT du FONER/IPT2/025 du 3 juillet 2025 portant désapprobation de la demande de mutation de Kitapindu Mununu Cyrille-Rolex. Ce, pour absence de motivation, défaut de qualité, d’objet et forclusion de délai.
    L’on ne devrait pas oublier que l’agent Kitapindu Mununu Cyrille-Rolex a perçu le montant de 12.100 dollars à titre de frais d’installation à son nouveau poste d’affectation où celui-ci ne s’est jamais rendu, tout en versant dans l’absentéisme caractérisé et touchant régulièrement son salaire à chaque fin du mois. Par conséquent, s’il ne se ressaisit pas le plutôt possible, une sanction allant jusqu’à sa révocation en conformité de l’article 258 du Code du travail sera prise.
    A cet effet, le Cabinet Mwamba Kadimanshi, dans sa lettre n°0195/Cab MS/025 du 19 août 2025, a relevé le fait que le ministre en charge de l’Emploi et Travail, suite au recours hiérarchique du FONER et du fondé de sa demande visant l’annulation pure et simple de la décision n°22/MET/IGT/IGT/IP2 du 3 juillet 2025 portant désapprobation de la demande de mutation de KatapinduMununu Cyrille-Rolex, qui, par son Arrêté n°005/CAB/MIN.ET/EAN/FL/2025 pris le 22 juillet 2025, a annulé la décision de l’inspecteur Monga entachée d’irrégularités manifestes.
    Pour tout dire, la mutation du suppléant syndical à Kindu décidée par le DG du FONER est conforme aux lois en vigueur. Les attaques médiatiques contre cette décision ignorent les faits essentiels: le fonctionnaire concerné a perçu ses frais de déplacement, refuse de rejoindre son poste, et continue d’être rémunéré sans exercer de fonction. Cette situation soulève des enjeux de responsabilité administrative et de respect des règles.
    L’ex ministre de l’Emploi et du Travail Ephraïm Akwakwa s’interpose donc dans un dossier qui devra être pris en charge par son successeur ayant la charge de l’Emploi et du Travail dans ses attributions, Ferdinand Massamba wa Massamba.
    Le DG du FONER, en appliquant les textes, ne fait que préserver l’intégrité de l’institution et garantir une gestion rationnelle des ressources humaines.
    Défendre la rigueur, pas l’absentéisme
    La mutation du suppléant syndical à Kindu est légale, justifiée, et nécessaire. Le refus de rejoindre son poste, malgré le paiement des frais de déplacement, constitue une violation manifeste de ses obligations professionnelles. Le DG du FONER, loin d’être fautif, agit dans le respect des lois et dans l’intérêt de l’institution.
    Il est temps que le débat public distingue les vrais enjeux: la défense du service public, la lutte contre les abus, et la promotion d’une culture de responsabilité. Le syndicalisme ne doit pas devenir un refuge contre la mobilité ou un prétexte à l’inaction. Et les médias, au lieu de relayer des accusations infondées, devraient interroger les faits, les textes et les principes. Le FONER mérite une gestion rigoureuse. Et son Directeur général, une reconnaissance pour son engagement à faire respecter les règles.
    LCT
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