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ESU :Tensions persistantes à l’université Chrétienne de Kinshasa, le PCA Muya Mukanya allume le feu qui risque de ternir l’image de cette institution

La situation à l’Université chrétienne de Kinshasa –UCKIN- semble effectivement marquée par une tension institutionnelle préoccupante. Bien que les détails précis de la révocation du fils du pasteur et recteur Alipanazanga Bedele Faustin par le président du conseil d’administration –PCA-, le pasteur Muya Mukanya ne soient pas encore largement documentés, plusieurs éléments permettent de comprendre le climat de confusion qui entoure cette affaire.
La révocation dont il est question soulève plusieurs questions fondamentales:
– Absence de transparence: Selon les témoignages circulant dans les milieux académiques, la décision du PCA n’a pas été accompagnée d’un motif clair, ni précédée d’une procédure disciplinaire formelle. Cela alimente les soupçons de règlement de comptes ou de conflits personnels.
– Conflit d’intérêts familial: Le fait que la personne concernée soit le fils du recteur ajoute une dimension sensible à l’affaire. Certains y voient une tentative de fragiliser l’autorité du recteur, d’autres dénoncent une possible confusion entre gestion familiale et gestion institutionnelle.
– Climat de méfiance: Cette révocation intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des accusations de spoliation foncière, des plaintes déposées auprès du ministère des Affaires foncières, et des appels à l’intervention du président de la République pour rétablir l’ordre au sein de l’université.


Pour préserver la crédibilité de l’UCKIN et éviter que cette affaire ne dégénère en crise institutionnelle, il serait essentiel que le Conseil d’administration publie une note explicative sur les raisons de la révocation ; que le rectorat clarifie sa position et appelle à une médiation interne ; et que les autorités de tutelle (ministère de l’Enseignement supérieur) interviennent pour garantir le respect des procédures.


Au lieu de se limiter à son fils, le président du conseil d’administration est allé loin, en adressant une demande d’explication au recteur suivie de sa suspension pour insubordination.
Sans tarder, une note d’information adressée à tous les membres de la communauté de ladite université dénonce une grave dérive interne qui se fait jour au sein des organes dirigeants de cette institution. Bien que notée signée, la note informe que l’Université chrétienne de Kinshasa traverse une période d’instabilité due à certaines manœuvres douteuses orchestrées par des individus animés par des intérêts personnels, au détriment de la mission académique et spirituelle de notre institution.


La note relève des faits graves à charge du PCA Muya, notamment la vente illégale de parcelles appartenant à l’UCKIN, en complicité avec M. AB Muyita ; la falsification de documents de vente afin de légaliser des transactions frauduleuses ; le détournement présumé de fonds destinés au paiement des agents. Pour ce qui est de Lombo Sedzo Laddy ; le secrétaire général académique, il est indiqué que déterminé à devenir recteur, il se compromet dans plusieurs actions troublantes, entre autres l’organisation d’une réunion clandestine à l’hôtel Sultani pour planifier la « suspension » déguisée du recteur qui renvoie à la révocation pure et simple de ce dernier, d’autant plus qu’il lui a été demandé de procéder à la remise et reprise, ce qui selon la note, ne se fait que lorsqu’il y a élection, sans oublier le retrait des gardes rapprochés, la tentative de manipulation médiatique impliquant trois jeunes femmes ou étudiantes dont l’une s’appelle Prisca avec une promesse de paiement de 30.000 USD à chacun pour des témoignages montés de toutes pièces ; le recours à un prêtre magicien pour des pratiques occultes pour jeter un mauvais sort sur le recteur de l’UCKIN, la recherche de soutien politique pour bloquer toute action judiciaire engagée par le recteur, la corruption des communautés fondatrices pour confirmer Lombo au poste de recteur, alors que les agents ne sont pas payés, et enfin, l’opposition ouverte au projet de construction en cours qui s’est traduite par  l’annulation du contrat pour le prêt bancaire.


Comme on le constate, la situation qui prévaut au sein de l’Université chrétienne de Kinshasa, mérite une intervention urgente du Ministère en charge de l’enseignement supérieur et universitaire. Dans le cas contraire, on risque d’y déplorer des dégâts humains et matériels dans les prochains jours.

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