
Le député provincial élu de Watsa, Me Bismick Boele Losomia, a réagi au discours sur l’état de la nation prononcé par le Président Félix Tshisekedi devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. S’il dit accueillir favorablement la vision exposée par le Chef de l’État, l’élu regrette cependant l’absence totale de mention des routes du Haut-Uele, un secteur pourtant crucial pour le développement de la province.
Selon lui, le discours présidentiel a « fait le tour de plusieurs domaines essentiels de la vie nationale », mais n’a pas abordé la problématique d’infrastructures routières dans le Haut-Uele. Une omission lourde de conséquences, estime-t-il, dans une province encore largement enclavée, malgré quelques travaux amorcés par le gouvernement provincial.
Me Bismick Boele rappelle que le budget 2025 de la province plaçait le désenclavement du Haut-Uele parmi les priorités absolues. Or, sur le terrain, « rien de concret n’a été réalisé jusqu’ici », dénonce l’élu, accusant le gouverneur de se limiter à une gestion « purement cosmétique » tout en étouffant le contrôle parlementaire, pourtant indispensable à la transparence.
Pour le député, l’amélioration des routes demeure un levier essentiel pour la circulation des biens et des personnes, la relance économique, et la sécurité dans plusieurs zones du territoire. Il appelle ainsi les autorités tant provinciales que nationales à reconsidérer l’urgence du désenclavement, afin de sortir le Haut-Uele de son isolement persistant.
Par christophe onzonono



