
Le territoire de Faradje, situé dans la province du Haut-Uélé au nord-est de la République Démocratique du Congo, traverse une crise profonde. C’est le constat alarmant dressé par Théophile MAMBOYI, l’un des leaders d’opinion les plus engagés de cette région.
Dans une déclaration poignante, MAMBOYI dénonce l’inaction de certains élus provinciaux et nationaux qui, selon lui, ont failli à leur mission de représenter et de défendre les intérêts du peuple. Il pointe du doigt plusieurs problèmes majeurs qui gangrènent Faradje :
« Nous sommes abandonnés à notre triste sort. Pourquoi ? Parce que notre Territoire manque cruellement d’infrastructures. La route ABA-FARADJE-WATSA est dans un état de délabrement avancé. Une prétendue réhabilitation a été lancée il y a huit mois, mais seuls 13 km ont été réalisés. Depuis, tout est bloqué ! » a-t-il déclaré.
À cela s’ajoutent :
- l’absence d’infrastructures scolaires adéquates,
- l’exclusion apparente du territoire du Projet de Développement des 145 Territoires,
- les tracasseries administratives à la frontière de 17 km avec le Soudan du Sud,
- et l’absence fréquente et non justifiée de l’administrateur du territoire.
Face à cette situation qu’il qualifie de « mépris total envers Faradje », Théophile MAMBOYI lance un appel solennel :
« J’invite tous les députés nationaux et provinciaux à prendre enfin leurs responsabilités. Le peuple de Faradje compte sur eux. À défaut, nous considérerons que nous avons été trompés en les choisissant comme représentants »
Enfin, Mamboyi annonce qu’il poursuivra sa lutte pour la justice sociale et politique dans le territoire, et promet de revenir bientôt avec de nouvelles dénonciations, notamment sur l’exploitation illicite des minerais par certains opérateurs étrangers, dont des Chinois »
Un cri du cœur qui mérite l’attention des autorités compétentes et de l’ensemble de la nation.
La rédaction



