La République Démocratique du Congo se prépare à la 6ᵉ édition de la Marche mondiale des femmes prévue le 18 octobre au Québec (Canada). Au cours de cette semaine, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a reçu en audience la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Le Carrefour des Femmes, acteur engagé dans la défense des victimes de violences, a également pris part aux échanges.
*Porter la voix des Congolaises*
« Dans un mois, nous marcherons aux côtés des femmes du monde, dans l’esprit de Beijing », a déclaré Paul Nsapu, président de la CNDH. Il a salué la participation du Carrefour des Femmes, qui prévoit une mobilisation au Canada pour dénoncer les violences subies par les Congolaises.
La ministre Micheline Ombae a, pour sa part, insisté sur l’importance de faire entendre la voix de la RDC sur la scène internationale.
*Violences basées sur le genre : un fléau persistant*
Au-delà de la marche, les discussions ont porté sur la lutte contre les violences faites aux femmes.
« Les violences basées sur le genre restent alarmantes dans notre pays, particulièrement dans l’Est où les femmes sont trop souvent victimes de violences sexuelles dans un climat d’insécurité chronique », a rappelé Paul Nsapu.
Il a souligné que la synergie entre la CNDH et le ministère du Genre pourrait s’appuyer sur les mécanismes judiciaires nationaux et internationaux afin d’apporter un soutien plus efficace aux victimes.
Il s’agissait de la première séance de travail entre Micheline Ombae et la CNDH. Les deux institutions ont convenu de renforcer leur coopération afin d’apporter un appui concret et durable aux femmes et aux filles touchées par les violences.
Cette alliance, à la veille de la 6ᵉ Marche mondiale des femmes, envoie un signal fort : la voix des Congolaises sera entendue, au pays comme à l’étranger.



