William Kazumba ouvre les travaux et échanges sur la délivrance des instruments de traçabilité FERI-FERE-AD
Le Directeur Général de l’Office de Gestion de fret Multimodal, OGEFREM, William Kazumba a procédé ce 10 septembre 2025, à l’ouverture des sessions des travaux avec les mandataires. Ces sessions iront du 10 au 12 septembre. Les travaux en cours est un besoin de l’heure pressenti par son leadership afin de faire avancé l’entreprise qui se trouve être confronté à plusieurs défis majeurs. Cela étant William Kazumba croit qu’avec l’appui de tous les cadres et agents de l’entreprise, les solutions idoines pouvaient être trouvées. L’OGEFREM traverse comme d’autres entreprises du pays des moments des frictions et des frustrations dus à la guerre de prédation nous imposée par le Rwanda voisin.
Pour le Directeur Général de l’OGEFREM, les sessions de ce jour sont consacrées aux échanges sérieux sur les bases de notre collaboration dans le cadre de la délivrance des instruments de traçabilité de l’entreprise, à savoir FERI, FERE, AD et la perception de la commission d’intervention par voie de surface.
Ces sessions font suite après les travaux d’évaluation organisés au Conseil d’Administration du mois de juin dernier.
« Il nous a semblé utile d’organiser ces assises afin de récalibrer notre collaboration et refixer les règles de jeux, utiles à la réalisation dans des meilleures conditions, des objectifs visés par chacune des parties conformément au contrat de mandat spécial qui nous lie »
L’OGEFREM est un établissement public ayant une personnalité juridique et qui a pour missions, la gestion du fret multimodal congolais à l’importation et à l’exportation. Au vu de toutes ses prérogatives, il lui a été permis de mettre en place des mécanismes de suivi des cargaisons congolais de bout en bout.
« D’où la mise en œuvre des instruments de traçabilité (FERI, FERE, AD) autrement nommé ‘’Bordereau Electronique de Suivi des Cargaisons, BESC en sigle’’ au sein d’autres Conseil de Chargeurs africains »
Quid des mandataires
« … Soucieux d’assurer une meilleure couverture du fret congolais, l’OGEFREM a ouvert la porte à la collaboration, avec les mandataires que vous êtes ; choisis minutieusement sur base des critères techniques biens définis et au regard de votre expérience dans le secteur du transport multimodal et des opérations sur la chaîne logistique »
Ensemble avec les mandataires et les différentesdirections présentes aux présentes sessions, le DG Willima Kazumba a tenu à leur rappeler, le respect strict de la réglementation congolaise en matière de gestion du fret, ainsi que la mise en application sans faille des dispositions réglementaires et contractuelles régissant la délivrance de ses instruments de traçabilité.
Des réformes entreprises depuis 2023
Il convient de souligner les différentes réformes entreprises par le comité Kazumba depuis l’année 2023 qui démontrent la bonne santé de l’entreprise et l’esprit managérial hors pair qui caractérise sa gestion.
« En effet, il vous souviendra que dès l’entame de l’exercice 2023, nous avons initié des réformes, dont la libéralisation des zones géographiques, la perception de la commission d’intervention sur le transport en mode de surface ainsi que la révision à la balise de la hauteur des frais d’émission de la FERI/FERE et de la rétribution des mandataires »
Et d’ajouter que « Ces réformes avaient pour objectifs : d’assurer une meilleure couverture du fret congolais par la suppression des barrières géographiques qui limitaient des opérations de la plupart des mandataires ; assurer une bonne assistance aux chargeurs par la baisse de la hauteur des frais d’émission, mais aussi ; mieux contrôler l’application des taux de fret sur les voies de surface par la perception de la commission d’intervention.
Ces réformes ont produit des résultats satisfaisants en accroissant la production de l’OGEFREM et un redéploiement libre en ouvrant des activités des mandataires dans tous les lieux de chargement du fret congolais.
En dépit, de ces résultats, il s’est observé des pratiques quasi réfractaires, en violation flagrante des dispositions contractuelles, au point de perturber la collaboration des mandataires envers l’OGEFREM.
« Il s’agit notamment du non-respect de la grille tarifaire publiée par l’OGEFREM ; de l’incohérence entre les informations saisies et celles reprises sur les documents mis en annexe, fragilisant ainsi la fiabilité des données ; du non respect du manuel de procédure relatif à la délivrance des documents de couverture de fret (FERI, FERE, AD) ; du non reversement, dans le délai, des frais collectés pour le compte de l’Office », souligne William Kazumba.
Et, nous croyons qu’avec la nouvelle dynamique qui sortira à l’issue de ces assises, les choses vont devoir marcher correctement, c’est ainsi que l’on peut juger et jauger le leadership d’un vrai mandataire.
Et poursuivant, le DG de l’OGEFREM note que des mesures seront prises.
« C’est pourquoi, dans le but de préserver la crédibilité des instruments de traçabilité de l’Office et lui assurer son indépendance financière, tout en implémentant une nouvelle dynamique équitable dans la collaboration entre l’OGEFREM et tous ses mandataires, j’ai pris une série des mesures qui vont compléter les dispositions pratiques des contrats de mandat spécial », note avec stupéfaction le DG William Kazumba.
Mais que sont donc ces mesures ?
« Ces mesures concernent entre autres, l’obligation de se référer à la mercuriale de taux de fret élaborée par l’Office face à toute déclaration de coût de transport minoré ; l’obligation de reverser dans le délai imparti les frais perçus, sous peine de déconnexion temporaire et/ou d’imposition des pénalités pour retard de paiement ; la classification en ‘’ faute lourde’’ du fait de non-reversement des fonds collectés au bénéfice de l’OGEFREM, avec les conséquences contractuelles qui s’en suivent ; la réduction à deux ans de la durée du contrat de mandat spécial ; l’annulation de la disposition de ‘’reconduction tacite’’ des contrats, remplacé par celle d’une ‘’reconduction expresse’’ exprimée par la partie la plus diligente ; le droit reconnu au mandant de résilier sans préavis un contrat de mandat spécial, pour raison impérieuse d’Etat, sans possibilité de recours ; l’interdiction formelle aux sous-agents du mandataire d’opérer sur le territoire national congolais », ajoute William Kazumba.
Attendons la suite qui s’en sortira de ces sessions des travaux lancées par la Direction générale de l’Ogefrem sous le leadership du DG William Kazumba.
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